Lettres des Chantiers de la Jeunesse

Incorporé au Chantier de la jeunesse d’Artemare, dans l’Ain, Jean Latreille correspond régulièrement avec sa famille. Si le quotidien qu’il décrit dans ses lettres est relativement paisible, il évoque toutefois des conditions matérielles difficiles : « Je ne suis pas mal aux Chantiers, rien ne [me ?] pèse vraiment. Mais ici, il faut prendre la vie avec le plus de courage possible, autrement elle est intenable, car les seuls plaisirs sont procurés par l’effort joyeusement accompli » (août 1942). Les mois passant, il écrira à ses proches depuis l’infirmerie où il séjourne, blessé : « Je suis bien près de croire que les chantiers sont une période à passer aussi stupide qu’inutile. »

N° inventaire : Ar. 2079
Fonds : Latreille
Exposition :
Vous retrouverez cet objet dans l’exposition : Génération quarante - Les jeunes et la guerre