Matériel d’impression de Joseph Martinet

L’imprimeur Joseph Martinet a joué un rôle essentiel dans la presse clandestine à Lyon, et plus globalement en zone sud. Le CHRD conserve ses plombs (les caractères d’imprimerie servant à composer les textes) et ses casses (les boîtes dans lesquelles les plombs sont répartis), témoignages des techniques d’impression de l’époque.

Lorsque la guerre éclate, Joseph Martinet (1903-1986) est salarié dans une imprimerie et militant à la SFIO. Au cours de l’été 1940, il installe un petit atelier d’imprimerie dans sa maison à Villeurbanne, près de Lyon. Six mois plus tard, il commence à imprimer des feuilles clandestines pour la Résistance, aidé dans cette tâche par son épouse Marceline.

Ces feuilles sont alors de modestes supports de contre-propagande ; elles deviendront petit à petit des journaux à part entière autour desquelles se structureront les mouvements de résistance. L’Insurgé, Libération ou encore Témoignage Chrétien… Joseph Martinet ne fait pas de distinction idéologique parmi les publications qu’il imprime. Pour Combat, il commence par tirer Les Petites ailes, puis Vérité, et enfin le journal éponyme du mouvement.

Joseph Martinet forme au métier d’imprimeur André Bollier, membre de Combat, et lui apporte son concours lorsque ce dernier décide de doter le mouvement de sa propre imprimerie clandestine, rue Viala. 

N° inventaire : Ar. 1772
Fonds : Martinet Joseph