Matériel pour la fabrication de faux papiers

Pour conduire son activité clandestine et assurer la sécurité de ses agents, chaque mouvement de résistance se dote d’un service de faux papiers. En plus de fournir des documents administratifs (cartes d’identité, autorisations de circuler, certificats de démobilisation, etc.), ces services établissent des titres mensuels d’alimentation et forgent de fausses identités à couverture légale. Les tampons, estampilles et signatures qui permettent de valider les documents sont volés ou contrefaits.
 
Cette activité, d’abord artisanale, se structure bientôt pour faire face à des besoins qui ne cessent de croître. À titre d’exemple, en 1942, le service de faux papiers de Libération-Sud compte plusieurs bureaux à Lyon et une douzaine de permanents. Car si les faux papiers servent aux résistants, ils sont aussi nécessaires aux Juifs essayant d’échapper à la déportation, puis aux réfractaires au STO.  

Les services de faux papiers s’appuient sur des complicités multiples au sein des mairies, des commissariats et des préfectures. À partir de 1942, la Résistance met en place une organisation dédiée : le NAP (Noyautage des administrations publiques).Les services de faux papiers s’appuient sur des complicités multiples au sein des mairies, des commissariats et des préfectures. À partir de 1942, la Résistance met en place une organisation dédiée : le NAP (Noyautage des administrations publiques).

N° inventaire : Ar. 500
Fonds : Babaz, Association des amis du CHRD