Plaque commémorant la rafle de la rue Sainte-Catherine

Cette plaque, anciennement apposée au numéro 12 de la rue Sainte-Catherine, commémore la rafle du 9 février 1943 organisée par la Gestapo au siège lyonnais de l’Union Générale des Israélites de France (UGIF). Après avoir fait irruption dans les locaux, Klaus Barbie et ses hommes y dressent une souricière, restant sur place toute la journée afin d’arrêter le plus de personnes possible. 

Sur les quatre-vingt-six personnes raflées, deux parviennent à s’échapper et trois seulement survivront à la déportation. 

L’UGIF :

En 1941, le gouvernement de Vichy crée, sous pression allemande, une organisation destinée à regrouper toutes les œuvres et associations juives. Appelée UGIF (Union générale des Israélites de France), cette organisation doit jouer un rôle d’assistance auprès la population juive, et de représentation auprès des pouvoirs publics.

Tandis que les lois antisémites votées par Vichy isolent les Juifs du reste de la population, réduisent leurs libertés et les privent de leurs biens, l’UGIF leur apporte une aide sociale indispensable, distribuant par exemple des pensions aux familles sans ressources ou donnant accès à des soins médicaux. Elle couvre aussi de nombreuses actions clandestines (filières d’évasion, placement d’enfants juifs dans des centres ou des familles non juives, etc.). 

Mais l’UGIF est par ailleurs utilisée par les autorités allemandes pour conduire leur politique d’extermination. En liquidant certains de ses bureaux, la Gestapo fait main basse sur des registres qui lui permettent ensuite d’organiser des rafles, comme celle des enfants d’Izieu. 

Le 13 février 2011, une nouvelle plaque comportant les noms des victimes est dévoilée en présence de l’ancien Garde des Sceaux Robert Badinter, dont le père Simon Badinter compte parmi les personnes raflées rue Sainte-Catherine et déportées sans retour.

Date : 1943