Jean-Pierre Lévy, le jeune chef déterminé de Franc-Tireur

Conférence

Par Dominique Veillon, historienne, directrice de recherche honoraire au CNRS et auteur, entre autres, de Mémoires d’un franc-tireur. Itinéraire d’un résistant, 1940-1944 (Éditions Complexe, 2000).

 

Juif Alsacien, Jean-Pierre Lévy se réfugie à Lyon à l'automne 1940. Patriote et républicain, ses premiers contacts le portent vers des Alsaciens réfugiés comme lui. Grâce à son réseau de relations amicales et professionnelles, il rencontre des personnes de tous bords qui partagent ses idées dont Antoine Avinin, Elie Péju, Jean-Jacques Soudeille, Auguste Pinton, Noël Clavier.

Bientôt une équipe se forme dont il prend la direction. Aux dires de ses camarades, il eut l'idée de développer la propagande avec la parution d'un journal clandestin Le Franc-Tireur (premier numéro décembre 1941) autour duquel se crée un mouvement qui essaime à travers la zone sud. Mieux introduits politiquement et plus âgés, les chefs de Combat et Libération se montrent quelque peu condescendants envers Jean-Pierre Lévy. Pourtant dans la phase unificatrice qui s'ouvre sous la direction de Jean-Moulin, son rôle pondérateur et son action discrète se montrent essentiels dans la fusion des trois grands mouvements de zone sud.

 

Dans le cadre du cycle de conférences À la tête des trois grands mouvements de la zone non-occupée

Dès 1941, les premiers groupes de résistance voient le jour. Ces noyaux se structurent lorsqu’une personnalité s’impose à la tête du groupe encore embryonnaire comme Emmanuel d’Astier de la Vigerie pour Libération-Sud, Henri Frenay pour Combat ou Jean-Pierre Levy pour Franc-Tireur. Ce cycle propose de questionner la personnalité, les influences, le parcours et l’action de ces trois hommes devenus chef de mouvement.

Le 13 janvier 2022 à 18h30
Adulte
1h30
Auditorium du musée
Conférence
3€
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