Symbole de la Résistance française, Guy Môquet, jeune militant communiste de 17 ans, fut arrêté, emprisonné et fusillé comme otage en 1941 par les Allemands. Retour sur le destin tragique de ce lycéen parisien devenu un héros de la mémoire nationale.
Guy Môquet naît à Paris en 1924. Qualifié « d’esprit vif » et d’excellent élève, il poursuit des études secondaires lorsque son père, député communiste, est arrêté en octobre 1939 puis condamné et déporté en Algérie.
Militant des Jeunesses communistes, le jeune garçon s’investit dès l’été 1940 dans l’impression et la distribution de tracts à la volée et l’inscription de slogans sur les murs.
Le 13 octobre 1940, il est arrêté par la police française à la gare de l’Est et transporté à la prison de la Santé puis à Fresnes.
Après cent jours de prison, il est acquitté faute de preuves. Gardé malgré cela au dépôt de la préfecture de police, il retrouve la Santé avant d’être transféré à la centrale de Clairvaux (Aube) et enfin, en mai 1941, au camp de Choisel (Châteaubriant).
Désigné comme otage le 22 octobre au matin, il est fusillé le jour même avec vingt-six de ses compagnons, à l’âge de 17 ans.
Dans les heures qui précèdent son exécution, Guy écrit une lettre d'adieu à sa famille qui sera lue à tou les lycéens de France en 2007, suite à une décision de président de la République Nicolas Sarkozy.