Jean Moulin, vers l'unification de la Résistance à Lyon

Dès 1940, la Résistance française s’organise face à l’occupation et à la censure, notamment grâce à la presse clandestine. Depuis Londres, Charles de Gaulle confie à Jean Moulin la mission d’unir les mouvements de résistance intérieure, dont plusieurs sont installés à Lyon. De la création de l’Armée secrète aux Mouvements unis de Résistance, cette unification culmine en 1943 avec la fondation du Conseil national de la Résistance, pierre angulaire du combat pour la libération de la France.

 

La presse clandestine, arme contre la censure

À la fin de l’année 1940, des mouvements de résistance voient le jour en zone non occupée.
La diffusion d’informations constitue un enjeu majeur pour eux, dans un pays soumis à la censure : la presse clandestine devient ainsi un des premier levier de la Résistance. Par ce biais, elle fait révèle des événements passés sous silence dans la presse officielle. La résistance engage aussi rapidement une réflexion politique sur le présent et l’avenir.

 

Charles de Gaulle et la lutte depuis Londres

Parallèlement au développement de la résistance sur le territoire français, Charles de Gaulle préside à Londres le Comité national français et met en place les Forces françaises libres (FFL).

 

La mission de Jean Moulin : unifier la Résistance intérieure
Depuis Londres, le général confie à Jean Moulin la mission d’unir les forces de la Résistance intérieure, principalement depuis Lyon, où se sont regroupés en 1942 les trois grands mouvements non communistes de zone sud :
 
Lyon, cœur de la Résistance en zone sud

L’objectif de Jean Moulin est de renforcer l’action de la Résistance en lui fournissant des moyens en hommes, matériel et argent.

Mais les difficultés sont nombreuses, chaque mouvement entend conserver sa liberté d’action et l’organisation des réunions nécessite des trésors d’ingéniosité pour assurer leur sécurité.

 

De l’Armée secrète aux Mouvements unis de Résistance

Dans un premier temps, Jean Moulin parvient à mettre en place des structures communes et utiles aux mouvements. Fin 1942, il crée l’Armée secrète (AS). Le Comité de coordination des mouvements de zone sud puis les Mouvements unis de Résistance (MUR) consacrent l’unification des trois grands mouvements.
 

La création du Conseil national de la Résistance, l’union finale

L’étape ultime de l’unification est réalisée au printemps 1943 avec la création du Conseil national de la Résistance (CNR), qui se réunit pour la première fois à Paris le 27 mai. Cette instance, véritable « parlement clandestin », rassemble mouvements de résistance, syndicats et partis politiques clandestins.

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