En 2011, le petit-fils de Marc Bloch fait don du mobilier de travail de son grand-père au CHRD. Une part importante de l'oeuvre de Marc Bloch a été rédigé sur ce bureau. Aussi, cet ensemble possède une valeur patrimoniale et symbolique très forte : il permet de transmettre au public une trace sensible de l'œuvre de ce grand intellectuel.
Le mobilier de travail de Marc Bloch, travailleur infatigable et érudit, a une valeur affective d'autant plus forte que ce bureau et les bibliothèques afférentes l'ont suivi toute sa vie.
Comme le résume son fils dans Marc Bloch, une biographie impossible « dans sa courte vie, les seize ans de Strasbourg furent l’étape la plus longue et la plus calme. Après l’Alsace, la vie de Marc Bloch ne fut qu’un bouleversement ininterrompu »
À Strasbourg
Son mobilier est dans un premier temps installé à Strasbourg, où Marc Bloch démarre sa carrière universitaire. Il y enseigne et travaille sans relâche, de 1919 à 1936.
À Paris
Puis son appartement parisien est aménagé rue du Four, après son élection à la Sorbonne en 1936.
Cet appartement sera mis à sac par les nazis dès 1941. Il ne subsistera que très peu d'éléments d'une bibliothèque et d'un espace de travail qui ont été sauvagement confisqués avant d'être dispersés après 1944.
À Fougère
Durant la Seconde Guerre mondiale, Marc Bloch installe sa base arrière dans ce petit village de la Creuse. Fougère sera aussi pour un temps le pseudonyme de l'historien qui signe ses articles Marc Fougère.
C'est dans ce refuge qu'il rédige son oeuvre majeur, L'étrange défaite ainsi que son « testament » intellectuel, l'Apologie pour l'Histoire, publié en 1949, qui guidera de nombreux historien.nes après lui.