Le procès de Nuremberg

Entre le 20 novembre 1945 et octobre 1946 se tient à Nuremberg au sein du tribunal militaire international mis en place par les quatre nations alliées le procès des principaux dignitaires nazis encore en vie.


Une démarche inédite


C’est la première fois qu’un tel tribunal est mis en place, jamais jusqu’alors une juridiction pénale internationale n’avait été instaurée, même à l’issue de la Première Guerre mondiale. 
Cette création s’inscrit dans une volonté exprimée à plusieurs reprises par les Alliés au cours du conflit de juger les responsables du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
La ville de Nuremberg, dans le sud de l’Allemagne a été choisie à la fois pour des raisons symboliques : c’est là que se tenaient les grands rassemblements du parti national-socialiste et pour des raisons pratiques : son tribunal est l’un des rare à avoir été épargné par les bombardements alliés.
Huit juges siègent dans cette instance : un titulaire et un suppléant pour chacun des quatre pays alliés (Etats-Unis, Royaume-Uni, URSS et France). Le juge français est Henri Donnedieu de Vabres, suppléé par André Falco. Les droits de la défense sont respectés, chaque accusé ayant eu le droit de choisir un avocat.


Les accusés et le verdict


Sur 24 accusés, 21 comparaissent à leur procès, il s’agit de civils et de militaires représentant les différentes composantes de l’Etat nazi. Parmi eux : Hermann Göring, commandant de la Luftwaffe, Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères, Albert Speer, ministre de l’Armement. Des organisations figurent également parmi les accusés, notamment la SS et la Gestapo. 
Ils doivent répondre de 4 chefs d’inculpation :

  • complot en vue de commettre des crimes contre la paix la paix, des crimes de guerres et des crimes contre l’humanité,  
  • crimes contre la paix 
  • crimes de guerre
  • crimes contre l’humanité


À l’issue du procès, 12 condamnations à mort et 7 peines d’emprisonnement sont prononcées, trois des condamnés sont acquittés.


La réception du procès 


Le procès est très largement couvert par la presse internationale qui en diffuse des comptes-rendus d’audiences mais aussi de nombreuses images.
La tenue de ce procès fait naître dans la société d’après-guerre l’espoir d’un monde nouveau fondé sur le droit et non plus sur la force.
 

En savoir +

Article du CHRD, musée de Lyon.

Date : 1945-1946