Des mesures appliquées au Jeu de Paume
À partir du 1er septembre 1939, Rose Valland applique les mesures de défense passive et les ordres d’évacuation des collections du musée du Jeu de Paume. Les pièces les plus précieuses de l’exposition permanente, soit un ensemble de 283 peintures parmi les plus significatives de l’École de Paris, sont rangées dans une vingtaine de caisses, placées dans un premier temps au château de Chambord.
Rose Valland fait également aménager deux pièces au sous-sol afin de protéger les 524 peintures et 92 sculptures qui restent sur place. En mai 1940, Jacques Jaujard somme les agents de rejoindre les dépôts désignés en cas de bombardements aériens répétés. Rose Valland sollicite l’autorisation de rester au Jeu de Paume, s’émouvant de l’absence « de tout personnel scientifique au courant des collections ».