Allures de Jean Moulin

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Tenues quotidiennes, le règne du costume trois-pièces

Depuis son adolescence, Jean Moulin manifeste une attention particulière à sa garde-robe. L’attrait pour la mode et la quête de costumes bien coupés préoccupent cet homme jeune qui a conscience des nécessités de représentation qui sont les siennes.

Ses collaborateurs le décrivent d’ailleurs comme « toujours impeccable dans son habillement », une gageure pour celui qui connaîtra tardivement une certaine aisance financière et dut souvent en appeler au soutien de sa famille ou de son ami d’enfance, Marcel Bernard.


S’il choisit des tailleurs ayant pignon sur rue, comme Celsi rue de Miromesnil à Paris, Jean Moulin adopte naturellement le complet veston. De l’ouvrier au grand bourgeois, ce dernier constitue depuis le début du 20e siècle le véritable uniforme de l’homme moderne.

À partir de 1925, les pantalons, munis d’un revers, s’élargissent et se taillent avec des pinces. Les vestons quant à eux s’étoffent via des coupes savantes destinées à amplifier les carrures. Corollaire incontournable du complet veston, l’ample pardessus droit ou le manteau croisé plus ajusté se portent tout au long de l’année, comme le martèle la revue Adam en avril 1934 :
« Un pardessus mi-saison est nécessaire à chaque heure de la journée d’un homme élégant ».

 

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