Allures de Jean Moulin

Jean Moulin, Les voies de la liberté

Tenues de ski, l'émergence du vestiaire sportif

Dès son arrivée à Chambéry en 1922, comme chef de cabinet du préfet de Savoie, Jean Moulin participe à l’engouement pour les sports d’hiver. Adhérent au Club Alpin français rattaché à la section d’Albertville, il devient un habitué des stations de haute montagne : Chamonix, Saint-Gervais, Font-Romeu, Megève, Davos et des stations autrichiennes, où il séjourne en compagnie de ses amis Chatin et de Pierre Cot.

Fréquentées par les élites françaises, les Alpes enneigées deviennent un terrain de jeu pour les couturiers, qui visent l’élégance et la fonctionnalité d’une tenue permettant au corps de bouger librement.


La veste mannequinée est le modèle Tyrol de la marque Eversmart des Galeries Lafayette, dédiée à la confection masculine. Elle figure dans les catalogues « sports d’hiver » des années 1930 et 1931. Le fuseau ou pantalon sauteur qui l’accompagne a été mis au point dans ces mêmes années par le tailleur de Megève Armand Allard à la demande du champion de ski Émile Allais.

De coupe étroite, il présente de part et d’autre de la cheville des liens à passer sous le pied pour empêcher le froid et la neige d’entrer. La blouse courte et imperméable de ton clair est griffée Sanglard, Chamonix, du nom du premier magasin de sports de la station aujourd’hui encore en activité.

Son ami Pierre Cot la porte sur une photographie datée de 1934.